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PRESENTATION

Corcelles-les-Arts est un village bourguignon situé au pied de la Côte de Beaune, voisin de Meursault et de Puligny-Montrachet, à la limite du département de Saône et Loire.

Les habitants s’appellent les Corcellois.

Origine

L'origine de Corcelles les arts remonte aux Eduens, qui occupaient la région avant la conquête romaine et dont la capitale était Bibracte (Mont Beuvray près d'Autun). Ils étaient cultivateurs et éleveurs de chevaux.

Une grande villa éduenne puis gallo-romaine a été découverte au nord de la commune, et en partie fouillée au XIXe siècle (les vestiges retrouvés ont été déposés au musée de Beaune et de Dijon). L'un des maîtres de cette villa, Businiacus, aurait, dit-on donné son nom à l'un des lieux-dits de Corcelles : « en Busigny ».

Histoire

Le bourg de Corcelles-les-Arts et son hameau, Masse, situé un peu plus au sud, ont prospéré à partir du XIIe et XIIIe siècle autour de deux maisons fortes dont les seigneurs furent, dit-on , longtemps antagonistes.

Deux illustres lignées sont attachées au château de Corcelles  :

-Les de Ferrières (XVe et XVI e siecle). On peut voir dans l'église la belle pierre tombale de Jean de Ferriére mort en 1492.

-Les de Berbis , qui arrivérent au château de Corcelles au début du XVIIIe siècle. Pierre de Berbis fut conseiller de ¨Philippe le Bon, maître des requêtes en son Hotel. Il fut l'un des négociateurs de la Paix d'Arras en 1434 et maire de Dijon , ce qui lui valut d'être annobli par Philippe le Bon, ainsi que sa postérité.

Le château de Masse abrita à partir du XVe siècle la famille Loppin, roturiers puis petite noblesse de robe et d'Eglise. Trois d'entre eux furent maires de Beaune, un autre chanoine à la collégiale Notre-Dame de Beaune, d'autres magistrats, etc...

La vigne à Corcelles-les-arts :le triomphe du gamay

Aussi loin que l'on puisse remonter, Corcelles les arts a toujours été un territoire viticole et agricole.

Le vignoble de gamay s'y est développé au temps des Ducs de Bourgogne (XIVe et Xve siècles) et sa culture s'est intensifiée aux siècles suivants, suscitant l'intérêt de grands propriétaires terriens ou de bourgeois de la ville désireux de faire fortune et d'asseoir leur prestige social.

Grâce à son fort rendement, le plant de gamay a fait la richesse de Corcelles-les-Arts jusqu'à la crise du phylloxera.

Au milieu du XIXe siecle, la vigne recouvrait 260 ha, soit environ la moitié de la superficie totale de la commune.

En 1850, la construction de la ligne de chemin de fer PLM, qui emprunte la limite entre Meursault et Corcelles a grandement contribué à la commercialisation de ce vin populaire dans les villes.

Le phylloxera changea la donne et il fallut replanter les plants «  américains » notamment le noah qui se plaît sur le sol de Corcelles- les-Arts.

Ce plant maintint une belle activité vinicole à Corcelles puis connut une désaffection après la seconde guerre mondiale, la surface plantée en vigne diminua alors régulièrement. De nos jours, il ne reste à Corcelles que quelques hectares de ceps.

Le patrimoine

-Le château de Corcelles

Petit château très harmonieux et parfaitement entretenu . Habité.

A l’origine une « motte » au XI e siècle , à laquelle le Prieuré St Etienne de Beaune avait adjoint une « celle », ou « cour du moine ».

La grosse tour carrée de la maison forte du XIIe se dresse fièrement, entourée de tours rondes, tourelles, courtines, le tout disposé autour d’une cour carrée. Le pont-levis, les douves, le pigeonnier rappellent sa vocation défensive au Moyen-Age, mais une transformation importante au XVIe siècle en fit une superbe demeure seigneuriale agréable à habiter.

La « basse cour » entourée de dépendances dont la plupart datent du XVIe siècle, constitue, avec le corps de logis, un ensemble architectural remarquable et assez rare.

Une curiosité : la «celle » formée de trois cellules aux voûtes romanes, destinées à loger les religieux envoyés par le Prieuré St Etienne de Beaune et qui avaient la charge du culte à l'église.

De là, selon certains historiens, le nom de Cor celles (Cor = cour).

-Le château de Masse

Edifié au temps de Louis XIV par la famille Loppin pour remplacer l’ancien château vétuste.

Ensemble bien ordonnancé, de style classique, formé de deux pavillons symétriques et tout à fait comparables, dont l’un était destiné à l’habitation et l’autre au chai .

Ceinte de murs, avec beau porche d’entrée, tours d’angles, grandes dépendances, cette propriété restaurée à l’identique est habitée.

Très facile à admirer à l’entrée de Masse , en venant de Corcelles.

-L’église

Petite église romane, en cours de restauration, qui semble dater du XIIe siecle.

Des remaniements au cours des âges, notamment la disparition du clocher primitif, ont façonné sa nouvelle silhouette.

A l’intérieur, à droite du transept : chapelle des seigneurs de Corcelles., à gauche, chapelle des Loppin de Masse.

Belles pierres tombales et mobilier classé.

-Le lavoir

Dernier lavoir de la commune, sur le Rentin, de style « impluvium », datant de la fin du XIXe siecle et restauré en 1996. A voir.

-Les croix et calvaires

il en reste sept sur la commune.

Tous différents et intéressants, croix de mission, des rogations ou ex-voto…

A voir.

-Les fours à pain

Nombreux et tous différents. Certains sont visibles depuis la rue de la Citadelle.

On peut voir aussi le four de l’ancien château de Masse, prés du pigeonnier.

-Le pigeonnier de Masse

Beau vestige de l’ancienne maison-forte de Masse. Très bien conservé intérieurement et extérieurement. 1800 nids. Faisanderie au rez-de-chaussée.

-Maisons du village

Maison du XVIe siécle, typiquement bourguignonne, à colombages et galerie, située rue des jardins.

Nombreuses belles bâtisses de pierre ( XVIIe et XVIIIe siécles).

Un village vivant

-Activités

Vastes exploitations céréalières apparues depuis le remembrement de 1976.

Viticulture et artisanat.

Activités secondaires et tertiaires au sein de la commune et dans les villes voisines.

Ecole de 2 classes, faisant partie du RPI « Corcelles, Ebaty , Tailly ».

Démographie en courbe croissante depuis 30 ans, signe de prospérité.

-Distractions

Associations nombreuses et actives.

Une bibliothèque municipale

Un lac bien arboré et aménagé pour les loisirs et la pêche.

Un sentier de randonnée faisant le tour du village.

Mise à jour le Mardi, 17 Novembre 2009 13:49